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  • Marion François

Under the ocean sky


C’est tout en énumérant mes rêves sur un bout de papier que j’étais entrain de finaliser l’organisation de l’un d’eux.

Partir en road trip sur la côte ouest française avec mon propre van. J’allais enfin pouvoir le cocher sur ma Dreamer’s check-list.

Mes doigts valsent à toute allure sur ma machine à coudre afin de finaliser les rideaux de mon futur Home Sweet Home pour 10jours.

Préparer un road trip en deux jours... c’est sportif. Surtout sous une canicule Lyonnaise.

Puis j’y suis arrivée, sauf si l’on parle de l’isolation du van bien sûr. Mais l’été tout est possible, la décoration est donc passée avant.


Ma planche de surf, celle de skate, deux maillots de bain, de quoi m’habiller, du café, une serviette de bain, mon appareil photo, un carnet, 3 stylos, de quoi faire ma toilette, de l’eau de coco et mes nouveaux produits Kurulla a shooter.

Je ferme le coffre.

Yala Habibi, c’est maintenant que ça commence.

C’est Mother de Pink Floyd qui vole dans mon Van pendant que mes yeux commencent à se poser sur un paysage qui n’est plus le même qu’à Lyon.


Je ne réalise pas ce que je suis entrain de faire. Mon état est proche de l’inconscience volontaire. Comme si j’avais attendu ce moment si longtemps et que maintenant qu’il est là, j’ai peur qu’il se termine. Je chasse mes peurs, et j’ouvre mon esprit à chaque opportunité et chaque signe qui se dressera sur mon chemin. Car rien... absolument rien n’arrive pas hasard.

Alors je ne dois pas culpabiliser de laisser un peu Kurulla pendant 10jours afin de recharger mes batteries et ma détermination !


Emprunter la Nationale c’est chouette !

Premier stop décidé sur l’instant, j’ai faim et même si je ne sais pas où je suis, la petite rivière dans le contrebas du village est très mignonne. Oh un parking ! Oh de la Pelouse ! Oh de l’ombre ! Où est ce que j’ai rangé la salade de riz ?

Rassasiée, un dernier verre de jus de mangue, et cette fois c’est avec Léonard Cohen que je démarre le moteur de mon Vito.


4 heures viennent de s’ecouler. J’eteinds le moteur fasse au skate park d’Aurillac.

J’ai sûrement très peu de temps avant qu’un déluge ne me tombe sur la tête... alors je laisse les roues de ma Coconut Board se défouler dans ce terrain de jeu plutôt cool et surtout déserté par la population.


Je suis entrain de renouer avec ma liberté.

Je ne suis pas au pumptrack de Perrache où chaque courbe me rappel un instant, ni sur les quais du Rhône où chaque centimètre est un sentiment de déjà vu. Je suis entrain de me créer de nouveaux souvenirs. D’enrichir mon expérience et de rider seule dans un park qui n’est pas celui que j’ai ridé déjà beaucoup trop de fois...


Je voulais du changement ? Un nouveau souffle. Tranquille ... je vais être servi.

1 heure passée, tandis que les nuages se rapprochent, je m’avance vers mon Kurulla Van, direction le soleil.

Mon cœur est attiré par la lumière, c’est donc tout simplement que je me suis mise à rouler face au soleil et dos aux nuages.


Ca tourne par ici. Heureusement que je conduits car j’aurai déjà refourgué ma salade de riz à mère nature.

Les paysages sont splendides. Le soleil commence doucement à se coucher, les collines brillent et les arbres se cachent.


J’ajoute 2 heures à mon compteur et je pars à la recherche d’une pizza 4 fromages base crème et d’essence. Je fais un premier stop dans un petit village inventeur du distributeur de pizza chaude. Assommée par cette idée, je décide de continuer de rouler un peu.

Un deuxième stop essence. Puis un troisième à Tulle. La ville sombre. Les maisons auraient besoin d’un bon coup de nettoyage !! Mais à défaut de me donner envie d’y rester, elle me donne l’occasion d’y commander une pizzas 4 fromages base crème.

Je m’ecroule sur la matelas dans mon van en attendant que la délicieuse odeur du fromages vienne chatouiller mes narines !


Ding !! J’embarque ma pizza et je pars à la recherche d’un coin poseyyy pour manger !

La nuit est presque là. D’immenses arbres m’entourent, derrière moi mon van, derrière mon van, une forêt qui semble aussi magique que flippante. J’engloutis trois parts, ça fera pour demain, j’aggripe le volant et je me mets à chercher un endroit où dormir. Bien Mimi, c’est 22:30 et tu ne sais toujours pas où dormir !!


23:30.

Les feux du Vito éclairent l’immensité. Merci à l’application park4night pour m’avoir aidé a trouver un endroit où me poser !

Je me fais pas prier, je regarde une dernière fois les étoiles et ferme les rideaux pour une première nuit dans mon Kurulla Van.



Good morning !!!

D’un côté, un lac, de l’autre ... la campagne profonde.

C’est le moment du café ! Le réchaud va-t’il marcher ?

Et victoire !!!

Un bon café au lait servi dans une bouteille d’eau de coco ouverte en deux et un sun salutation pour ne pas perdre les bonnes habitudes. Je veux que tous mes matins ressemblent à ça.

Je m’imprègne du moment. Des odeurs, de la vue.

Je remercie le ciel de me permettre de vivre ce genre d’instant et de sortir de ma zone de confort.

V’la le moment où mon café / clope fait effet... un rapide pipi derrière une fougère et le reste attendra plus tard ! Il est temps de voguer jusqu’à mon prochain stop : Lacanau.

Deja 6heures de route dans les pattes, mais l’idée de poser mon regard sur l’horizon de l’océan me fait passer la 6 ème vitesse.

J’arrive à Libourne. Pensée à Camille, amie et camarade de fac qui habitait ici il y a encore 5 ans... Bordeaux n’est pas loin. Bordeaux ville de création de mon indépendance, ville de mes souvenirs de lorsque j’avais 18 ans, ville que j’ai quitté pour le Sri Lanka lorsque j’en ai eu 21. Je ne passerais pas dans tes rues de pavés cette fois, cette fois je trace tout droit jusqu’aux vagues de l’ocean atlantique.


Je coupe le moteur une fois de plus. Mais cette fois, c’est sous une forêt de pins que je le fais. Mes pieds posés à terre touchent le sable chaud de la plage sud de Lacanau. Here I am.

Malgré les 8 heures de route que je viens de m’enquiller je n’ai pas le temps de réfléchir sur le pourquoi du comment. J’embarque ma planche de surf, une bouteille de jus de Cramberry (vive les infections urinaires qui débarquent quand elles en ont envie), et je grimpe la dune qui me devoilera à son sommet, l’immensité d’une étendue bleue familière.


Ce n’est pas la première fois que je viens ici. Je me souviens de mes premiers cours de surf qu’Erwan mon meilleur ami m’avait donné sur cette même plage il y a maintenant 5 ans de ça. Je me souviens d’une nuit passée dans une Alfa Romeo sur le parking de la centrale, aux côtés d’un homme que j’ai laissé pour le Sri Lanka il y a 4 ans. Je me souviens de ces vagues... les souvenirs réapparaissent les uns après les autres, et aucun d’eux ne me rendent triste ou morose. Au contraire. Je suis entrain de renouer avec la vie que j’avais choisie de me créer en partant de Lyon l’année de ma majorité.

Maintenant, let’s surf !!!


Mince mais... ma planche n’a plus de Wax... Et plus de leash non plus. Deux ans sans surf... voilà le genre de galères ridicules d’une surfeuse d’été. Welcome to my world !!!

Avantage numéro 1 de Instagram :

rencontrer des gens qui connaissent des gens avec un leash.

Avantage numéro 1 d’etre moi :

pouvoir faire les yeux doux à un prof de surf pour qu’il me file son pain de wax.


Finally !!!! Voyons voir ce que je donne sur une planche de surf. Inch allah la vieillesse ne m’a pas tué.

Bon après tout, c’est pas à 24 ans que je vais me plaindre d’être fatiguée... sauf que... j’ai un peu de mal a m’y remettre quand même ! C’est quoi ces conneries ? Il y a même pas un mètre aux séries et je suis là à galerer sur une 7’2.


Je retourne à ma serviette avec l’impression d’avoir du combattre Mavericks et réalise qu’avec le ventre vide, une infection urinaire, une nuit plutôt courte, une session de skate dans les pattes et 8 heures de route au compteur il n’est pas forcément impossible que je doive tirer la sonnette d’alarme et dire « je suis dead, je vais faire une sieste dans mon van ».


Mes connaissances Instagram dans un mood beaucoup plus dynamique que le miens me font implicitement culpabiliser de ne pas être dedans. Alors je reprends ma planche et retourne surfer. Cette fois-ci c’est déjà un peu mieux.


17:30. Déjà 4 heures que mon dos brûle au soleil et en deux temps trois mouvements je me retrouve les deux pieds sur ma planche de skate à rider le pump track oufissime de Lacanau.

Hey ! Je suis entrain de surfer les vagues que je n’ai pas pu prendre quelques minutes auparavant !!!


La chaleur est si prenante ... j’attrape ma chemise, la plonge dans la fontaine et l’enroule autour de ma tête. Je ne m’arrête plus. Le Pumptrack est mon élément. Je suis là et pas ailleurs. Alors je kiff et j’enmer** mon infection urinaire et mes coups de soleil.


Sunset is coming....

La team Instagram récupère appareils photo et planches de skate et nous roulons direction la centrale pour renouer avec les énergies d’un Sunset Baby.

Si j’avais été toute seule, j’aurai enfilé mes écouteurs pour écouter Spirit Bird de Xavier Rudd.


Les vacanciers ne sont pas encore arrivés. La plage a gardé son calme d’hivers et le sable chaud essaye de me faire oublier mes envies insoutenables de faire pipi.


Un plouf au milieu des rayons du soleil, quelques photos prises avec le dernier pour-cent de batterie qui me reste et la lumière rouge vient s’écraser dèrriere l’horizon bleu orangé de cette première dernière journée. Demain, je verrais Biarritz pour la première fois.

Retour au Van. Je m’enfonce dans la forêt de pins du parking de la plage sud, rêvant d’une longue nuit de sommeil et d’un réveil sans infection urinaire.

Mes yeux s’ouvrent sur ma guirlande éteinte. J’ouvre les rideaux, respire l’air frais du matin et réalise que mon dos est assez brûlant pour y faire un omelette bacon. Don’t care. Je viens de me réveiller face à une nature qui gentillement me dit bonjour.


Je sens qu’un truc va se passer. Un truc qui va perturber mon organisation presque parfaite.

Je vais prendre un café dans le centre avec le photographe avec lequel je dois partir sur Biarritz.

La journée d’hier ne nous a pas vraiment crée de liens. Au contraire. Un feeling assez déconcertant sur les réseaux, un feeling assez absent dans la vraie vie.


« Ça va pas le faire. »

OKKKKKKKKKKK !! Ne forçons pas les choses, car 5 jours sur Biarritz avec une même personne c’est quite ou double. Soit ça passe. Soit ça fou tout en l’air...

Alors pour éviter un tsunami de galères, on fonce à la pharmacie s’acheter de quoi calmer le feu qui s’embrase sur nos épaules respectives et je le dépose à la gare de Bordeaux pour qu’il puisse continuer sa route vers Biarritz. Sans moi.


Seule au volant de mon van je me pose une question : « What the fuck ?? C’était quoi ce plan pourrit ? »

La colère commence à monter. Je m’en veux à moi d’avoir pu croire qu’une rencontre Instagram pouvait changer ma vie. Je lui en veux à lui d’avoir été persuadé que ce serai le cas. Le truc. C’est que maintenant, je suis dans Bordeaux centre avec mon van et je n’ai aucune envie de poursuivre le plan initial.

J’avais pas dit que Bordeaux n’étais PAS un de mes points d’arrêt ? Ah si... mais ça c’était avant qu’on me plante.


La vie. V.I.E. : chose incompréhensible dans laquelle tu es censé évoluer, grandir et être heureux. Océan d’opportunités que TU dois choisir de déclencher ou d’accepter. Milieu ostil dans lequel chaque instant, chaque décision et chaque changement a un sens.


Je voulais partir en van a la découverte de mes limites ? Tu as les deux pieds dedans Mimi. Maintenant tu as plusieurs choix :

- Rentrer à Lyon parce que parker un van pour 8 jours sur la côte ouest est presque mission impossible et surtout très coûteux.

- Appeler mon meilleur pote et lui dire que je suis dans sa ville et que j’ai besoin qu’il me remette les pendules à l’heure.

- Retourner à Lacanau et faire caca en pleurant derrière un pin.


« Allô Erwan ? »


Arrivée chez lui je passe en mode ronron thérapie. Un saut dans la piscine et mes pensées logiques reprennent le pouvoir. Je ne vais certainement pas retourner à Lyon !!!

Mon téléphone vibre.

Message.

Incroyable mais vrai. Ce soir là, ce n’est pas chez Erwan que j’ai dormi. Mon passé c’est garé derrière mon Vito et m’a embarqué dans le monde que j’avais laissé il y a 4 ans. Vous vous souvenez qu’un peu plus tôt je vous parlais d’une Alfa Romeo ?

Life is life.

Accepte ce qui arrive. Reste consciente. Prend du recul. Respire. Et soit heureuse.


Le landemain je me réveil dans cet appartement Bordelais. Des pancakes et du sirop d’érable sur la table. Le petit chat qu’on avait sauvé lui et moi lorsque nous habitions encore ensemble à bien grandi. Mes souvenirs me font sourire tout en installant un certain malaise dans cette réalité que je suis entrain de vivre.

Le marché des Capucins grouille d’âmes à la recherche de fruits et de poulets rôtis. Si je tourne la tête je peux voir le visage de l’homme que j’ai tant aimé et tant détruit. Quel message se cache derrière cette retrouvaille ? J’ai l’impression d’avoir atterri dans un livre d’Anna Gavalda.


Quelques heures après je me retrouve devant mon Vito.

Je serre fort cet homme qui m’avait manqué plus qu’ésperé et lui fait promettre de se revoir avant que je parte. Car quoi qu’il arrive, je sais que cette boucle là n’est pas bouclée.

Le landemain, c’est chez la copine d’Erwan que je me réveil. Les Mojitos bu la veille me donnent un peu mal à la tête. J’enfile mes chaussures et je me fais embarquer dans un nouveau délire pumptrack. Cette fois ci, direction Pessac.

« Je te laisse commencer par le niveau intermédiaire ! » me lance Erwan.

Hehe coco, tu sais pas de quoi tu parles. Ça fait longtemps que tu m’as pas donné un cours de skate.


Je lui lance un challenge. On va mettre le chrono et voir qui de toi ou moi va le plus vite.

Mes roues s’activent sur le bitume crée par Bike Solutions. Mon aisance impressionne mon ami qui ne m’avait pas vu sur une planche depuis un petit bout de temps.


Le verdict est là. Je lui ai mis 3 secondes.

Girls Rules The World. End of the story.


Coconut kisses.


Mimi.

Ah non... je ne peux pas m’arrêter là.

Après ma glorieuse victoire on rentre chez Erwan pour un saut fraîcheur dans la piscine.


Son jardin est si beau... si inspirant. On se croirait dans un film tourné sur la côte ouest Californienne des années 80. Time to shoot !!! J’embauche sa copine comme modèle et Yala la vida, je vais les avoir mes photos !!!


Si c’était un livre que j’étais entrain d´écrire, j’appelerai ce chapitre « Raz de marée sur la Voie lactée ».


Shooting terminé. Check rapide de mes photos et préparation de mon van. Ce soir je retourne à Lacanau.

Pendant que je m’active à ranger mon matos un bruit venu de nulle part retenti dans le jardin. Où est ce que l’arbre va-t’il tomber ? Non ce n’est pas un arbre... c’est la piscine qui... la piscine qui... euh... s’éventre. En 2 secondes il y a eu plus de vagues dans le jardin d’Erwan qu'en une journée à Lacanau.

Bye bye Venice Beach. J’aurai au moins eu le temps de faire mon shooting ...

Convoit exptionnel jusqu’au sunset avec Erwan, sa Copine Camille et un autre pote,Thomas.

Arrivés à Venice euh... à Lacanau, la bière coule à flot.

Nos pas pas très droits cherchent un endroit où se nourrir. C’est ce soir là que j’aurai mangé l’un des meilleurs burgers de ma vie ! #palettesdesaveurs je vous recommande !! #lacanauforever

Mon #van de nouveau parké à la sud, mes amis et moi discutons à l’arrière de celui-ci jusqu’à 1:00 du matin.

Puis ils me souhaitent une bonne nuit et repartent dans leur voiture sur #Bordeaux.


Je me retrouve en tête à tête avec les étoiles et le silence de la nuit. Cette plénitude me berce avec douceur jusqu’au petit matin.

Etre seule : situation te permettant de juger une situation avec du recule et évoluer vers une vie d’independance avec moins de doutes.


Je veux rester ici pour toujours. Laissez moi construire des toilettes sèches et une douche solaire et je campe ici pour l’éternité.

Direction le #Mulligan pour un café au lait face à l’océan.

Je sors mon carnet et commence à y écrire quelques mots.

« Dimanche 7 Juillet, 11:07

Un peu fraîche cette nuit sous les pins. Un réveil avec une petite gueule de bois qui me vaut une déconnexion entre l’esprit et la réalité. Je vais peut-être rentrer demain. Voilà 5 jours que je profite, mais que je ne travaille pas. Il faut que je m’y remette. Tellement de choses improbables se sont enchaînées que ma tête n’arrive plus à réaliser sur quel trottoir mes pieds marchent. Je vais rester sur cette terrasse encore un peu. Car parfois le temps débloque certaine situation. Puis j’irai me faire chatouiller les pieds par l’eau salée et me conditionner à mon retour demain. »


Je pose mon stylos. Allume une cigarette. Regarde l’horizon, prends une bonne inspiration puis je marche en direction de la #plage.

Océan : étendue d’eau qui parait infinie à l’oeil nu mais qui un peu plus loin, s’achève sur un terre inconnue.


Il a l’air plutôt paisible cet #océan pourtant. N’a-t’il donc peur de rien ? Son calme me laisse perplexe.

Je remonte les escaliers, enfile mes espadrilles et retourne me poser sous les pins de la plage Sud. Ma journée sera ici. Ma nuit aussi. Et demain matin, je rentrerais chez moi.

Apaisée par les énergies que je récupère ici et là. Le chant des cigales, le vent sur ma peau, les dunes derrière moi et la vie devant moi.

Mon téléphone vibre.

Message.

Dernier chapitre : C’est pas terminé, tiens en voilà encore.


En 1 heure pile j’avais quitté Lacanau et garé mon Vito rue Poujeau.

Devant moi se dressait l’immeuble verdoyant où j’avais passé mes derniers mois Bordelais. Ce même appartement que j’avais laissé pour construire une nouvelle vie : ma vie Sri Lankaise. Je me retrouvais englobée dans des milliards de souvenirs qui me donnaient chaud et froid à la fois. J’aggripe ma planche de #skate, mon sac à dos et je commence à rider les rues de Caudéran comme si je ne les avaient jamais quittées.


J’arrive dans la rue de mon tout premier appartement Bordelais, mes yeux se posent sur un arrêt de bus chargé d’histoire, et je remonte la rue Judaïque jusqu’à la place Gambetta dont les travaux me perdent dans mes repères.


Cathédrale Saint-André , Pey-Berland. Je continue ma route et arrive bientôt au niveau de la Victoire.

Je dégouline de chaleur. Le bitume reflète les rayons du soleil. Je me sens si bien. Si libre. Si... là où je dois être.

Puis je le retrouve au détour d’une rue.

Son message de ce matin à été assez convaincant pour me faire rester ici une journée de plus. Mais demain, je repars à Lyon. Un dernier moment dans le passé, puis je rentre retrouver mon présent.


Il m’entraine au Jardin Public pour l’open air du dimanche où je retrouve une amie Allemande rencontrée au Sri Lanka et un autre ex petit copain...


J’ai longtemps rêvé de pouvoir tourner certaines pages. Longtemps eu l’envie de remettre les choses à plat. Et de renvoyer une partie de ma vie loin derrière moi.

Ce jour là tout était réuni pour que ça se passe. Et ça c’est passé. Merci. Merci à la vie. Merci à moi.


La musique s’arrête, je dis au revoir à une partie de mon passé, et retourne en retrouver une autre. Cette autre partie qui n’est plus à oublier, ni à craindre. Je suis entrain de me créer de nouveaux inoubliables souvenirs.


Et le landemain matin... je suis restée.

Le sur landemain j’etais encore là.


En partant de Lyon, j’avais prévu de rentrer le mercredi matin. Mais après ces différents évènements je ne pensais pas que ce plan là resterait inchangé.


Ces 3 derniers jours m’appartiennent, alors je n’épiloguerai pas dessus.

Le mercredi à 11:30, je reprenais la route à bord de mon Kurulla Van, direction Lyon.

Un peu triste, un peu déphasée.

Tellement heureuse et tellement fière de moi.


Quoi qu’il advienne de la suite, je rentre retrouver #Kurulla, fraîche et déterminée et desireuse de ne plus JAMAIS douter de la tournure que prends ma vie. Car les plus beaux moments se cachent parfois derrière un ouragan.


J’insère le Cd de Cats on tree que je n’avais pas écouté depuis ces fameux 4 ans. Et lorsque la chanson « Sirens Call » commence puis enchaîne sur « Jimmy », je comprends que rien n’est prévisible, rien n’est impossible, que chaque chose a un sens et que rien... absolument rien n’arrive par hasard.

Des larmes coulent sur mes joues bronzées, je chante a tue-tête et j’enclenche la 6 ème pendant que mon esprit envoi un grand merci à une certaine personne qui le mérite fortement.


Après 6 heures de route j’éteins le moteur, les dernières notes de « love you like a love song » résonnent dans mon Vito. J’ouvre ma portière et aperçois perché à mon balcon la bouille heureuse de mon petit frère qui m’attends.


What’s next ?

Ça... seul le temps me le dira !


Coconut kisses


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